SEPULTURA

SEPULTURA
Sepultura fait figure de légende dans le milieu du métal. Le groupe originaire du Brésil sévit depuis maintenant plus de 15 ans. Les débuts de la formation sont assez chaotiques avec des influences telles Black Sabbatth et le death metal pour une évolution par la suite vers le thrash. Les albums Arise et Chaos AD (sorti en 1993 !) sont des albums référence tandis que Roots est l'album de la consécration, surtout en France avec un disque d'or et un concert mythique au zénith de Paris. Le groupe revendique et met en avant ses racines brésiliennes sur Roots, sur des titres comme "Ratamahatta" notamment, pour un album rempli de rythmes tribaux. Au sommet de sa gloire, Max Cavalera quitte (?!) le navire Sepultura et est remplacé par l'américian Derrick Green issu de l'école hardcore de NY. Le mélange de ses influences et des rythmes d'Igor (le frère de Max) et des 2 autres rescapés du groupe (Andreas Kisser à la guitare et Paolo Junior à la basse) donnera naissance à deux albums : le moyen Against en '98 et l'ambitieux Nation début 2001 avec un concept très fouillé et de nombreuses références politiques...

# Posté le lundi 06 mars 2006 08:26

FEAR FACTORY

FEAR FACTORY
Le groupe heavy métal industriel Fear Factory est fondé à Los Angeles aux Etats-Unis en 1990 par Burton C. Bell (chant), Raymond Herrera (percussions) et Dino Cazares (guitare). Il enregistre deux morceaux pour la compilation L.A. Death Metal avant de sortir son premier album Soul of a New Machine en 1992. Le bassiste Andrew Shives rejoint le groupe pour permettre à Dino Cazares de jouer de la guitare en concert. Fear Factory signe l'année suivante le maxi Fear Is The Mind Killer sur lequel le groupe expérimente avec les remixers Rhys Fulber et Bill Leeb. Pendant l'enregistrement, la formation est rejoint par le clavier Reynor Diego qui, avec Rhys Fulber, est présent sur les tournées. Andrew Shives est remplacé en 1994 par Christian Olde Wolbers. Un an plus tard, Fear Factory signe son deuxième album Demanufacture, suivi du maxi Remanufacture(cloning technology) en 1997. Entre temps, Steve Dushar remplace Reynor Diego. Les membres du groupe s'investissent alors dans des projets parallèles et attendent 1998 pour enregistrer leur troisième album Obsolete. En 2001, paraît Digimortal. L'année suivante, Fear Factory sort Concrete, un album de raretés. Le groupe revient en force en 2004 avec Archetype puis fin 2005 avec Moment of Impact.

# Posté le lundi 06 mars 2006 08:32

KORN

KORN
L’histoire de KoRn démarre en 1991, année marquée par les succès monumentaux de Nirvana et Metallica. En ces temps immémoriaux où le métal se fait commercial, 3 musiciens d’Huntington Beach (Californie) se retrouvent pour former un groupe qui ira à contre-courant de ce mouvement. James "Munky" Schaffer (guitare), David Silveria (batterie) et Reginald "Fieldy" Arvizu (basse) n’iront pas bien loin avec L.A.P.D. : bien que rejointe tardivement par le jeune guitariste Brian "Head" Welch, la formation ne survivra pas au départ de Richard Morales en 1993. Le destin sauvera ce groupe du split, puisque fin 1993, Head et Munky repèrent un jeune chanteur habillé d’une jupe, dans un petit bar de Bakersfield. Jonathan Davis, vocaliste de Sexart, les scotche sur place par son look, certes, mais surtout par sa voix si atypique.

Contacté par les 2 guitaristes, Jon’ Davis met du temps à se décider, mais il finit tout de même par accepter de jouer dans le groupe de son ancien bourreau (Fieldy le maltraitait quotidiennement au lycée). D’abord intitulé "Creep", le groupe s’appellera finalement KoRn et enregistrera rapidement une première démo, "Neidermeyer’s Mind" (avec les titres "Blind", "Daddy", "Alive" et "Predictable"). Les premiers concerts sont donnés fin 1993, uniquement dans les environs de Los Angeles. Dès le départ, les critiques ne sont pas très enthousiastes, puisque la musique de KoRn est tout sauf technique : les 2 guitaristes se contentent de plaquer de gros accords, sans solo (une révolution à l’époque), alors que la basse est omniprésente. Mais grâce à l’appui de Ross Robinson, ils se font signer par Immortal.

Le premier album du groupe, "KoRn", déboule en 1994, et marque un tournant dans l’histoire du métal. Bien que snobé par les radios et MTV, l’album fait un carton grâce au bouche à oreille. Les thèmes abordés sont étonnamment personnels pour ce style de musique : Jon’ Davis, victime d’abus sexuels dans sa jeunesse, n’y va pas par quatre chemins pour aborder les viols subis, ou pour raconter son adolescence difficile au lycée. Avec sa voix si particulière, à la fois plaintive et rageuse, \"HIV\" fait passer une sacrée émotion, sur un fond de métal accordé très, mais alors très très bas.

KoRn part alors promouvoir son album, jouant en première partie de Biohazard et House Of Pain. Rapidement, la KoRn-mania se met en place, et le groupe se fait un nom, ce qui lui permet d’ouvrir Fear Factory, Megadeth, Metallica, ainsi qu’ Ozzy Osbourne, puis de jouer en tête d’affiche fin 1995.

Après ce démarrage sur les chapeaux de roue, le groupe s’offre une courte pause, pendant laquelle naissent les premières idées qui figureront sur leur deuxième album. \"Life Is Peachy\", qui sort en 1996, reprend la même recette que l’album éponyme sorti 2 ans plus tôt. Mais il va encore plus loin : le son est plus sale, la voix de Jon’ est plus féline que jamais, et les thèmes abordés sont encore plus "scandaleux" qu’auparavant (Jon’ évoque ainsi un meurtre commis par ses soins, dans la mythique "Kill You". Mais \"Life Is Peachy\" ne constitue pas qu’une banale copie de KoRn. Les Californiens tentent en effet de nouvelles expériences, comme sur "Lowrider" ou "Wicked", la reprise d’Ice Cube avec Chino Moreno des deftones. "Life Is Peachy" cartonne, et atteint la troisième place des charts américains, en grande partie grâce au succès du single "A.D.I.D.A.S." (All Day I Dream About Sex). Le groupe part alors rapidement en tournée, sur laquelle ils découvrent Limp Bizkit, leurs futurs poulains.

Se rendant compte que ce groupe possède un potentiel énorme en terme d’image auprès des jeunes et qu’un tournant majeur est en train de se produire sur la scène métal, MTV se met enfin à jouer les clips de KoRn, à la sortie de leur troisième album en décembre 1998. \"Freak On A Leash\", et surtout \"Got The Life\" passent en boucle sur la chaîne américaine, assurant au combo de Bakersfield une renommée mondiale. Mais du côté des fans des débuts, les premières critiques se font ressentir, en raison du côté trop commercial qu’a pris le groupe. En effet, les invités de la scène hip hop sont plus nombreux, le son est moins brut qu’avant, et surtout, le groupe est accusé de vendre son âme au music business qui l’a si longtemps ignoré…

Qu’importent les critiques, KoRn tient à prouver qu’il n’a rien perdu de son intensité sur scène. Pour ce faire, le groupe monte son propre festival itinérant, le Family Values, avec Orgy, Incubus, Rammstein, Ice Cube et bien sûr les inévitables Limp Bizkit. Cette tournée largement médiatisée fait un carton, si bien qu’elle sera reconduite plusieurs fois ultérieurement, même en l’absence de KoRn.

Après une date mémorable à Woodstock III, au cours de laquelle Jon finira en larmes sur "My Gift To You", le groupe toujours très uni part déjà enregistrer son quatrième album. Ce dernier, paru à peine 11 mois après "Follow The Leader", se hisse directement en première place des charts américains, et se vend à plus de 3 millions d’exemplaires, grâce aux excellents singles que sont "Falling Away From Me", "Make Me Bad" et "Somebody Someone". Cet album au succès mérité confirme les soupçons apparus un an plus tôt : le groupe a mûri, et a délaissé sa hargne d’antan pour se faire plus mélodique, tout en gardant ce côté sombre et malsain si caractéristique. Constituant une sorte de concept album, "Issues" s’écoute d’une traite, la plupart des morceaux s’enchaînant les uns avec les autres.

Après un concert mythique à l’Apollo Theatre le jour de sa sortie, KoRn entame une tournée marathon pendant plus de 7 mois. Les shows sont rôdés, pleins d’effets pyrotechniques, et Jon’ Davis se fait toujours aussi peu loquace… Lors de la tournée européenne, qui se déroule sans David (blessé, il se voit remplacé par Mike Bordin), le groupe compose tous les jours, grâce à un mini-studio aménagé à l’arrière de leur bus. Un album est déjà prévu pour début 2001, mais KoRn se rend compte que le néo-métal se fait omniprésent, aussi bien à la TV qu’à la radio : des groupes comme Staind, Papa Roach ou Limp Bizkit cartonnent en reprenant sans vergogne les idées du groupe de Bakersfield. Souhaitant rester leaders, sans se mêler à toute cette scène de suiveurs, ils décident alors de jeter toutes leurs démos et de recommencer entièrement la composition de leur cinquième album.

"Untouchables", leur cinquième opus paru en juin 2002, sera né dans la douleur. Tout d’abord, le choix du producteur aura été difficile, Michael Beinhorn refusant tout d’abord de les produire. Les conflits seront par la suite très nombreux avec lui… Qui plus est, les divorces seront nombreux au sein du combo durant cette phase d’écriture assez pénible… Et pour couronner le tout, l’ordinateur de Munky sera piraté en mars 2002, permettant ainsi au monde entier d’écouter l’album 3 mois avant sa sortie ! On comprend désormais pourquoi il s’est vendu 2 fois moins que son prédécesseur (1,4 millions aux USA, contre 3 millions pour Issues). Bref, "Untouchables" n’a pas été le succès que l’on pouvait espérer, loin de là… Et pourtant, les critiques ont été dithyrambiques, saluant le risque pris par KoRn. Car il est vrai que l’on ne peut pas ressortir indemne de son écoute… Proposant un son hors du commun, il varie les effets, et nous fait découvrir un nouveau groupe, loin des clichés des débuts. Jonathan y fait des prodiges avec sa voix ("Hollow Life"), alors que le son de guitare est plus monstrueux que jamais, grâce à de nouvelles pédales d’effet révolutionnaires. Mais force est de constater que les nouveaux morceaux passent assez mal en live… Après la parution d’un DVD Live en novembre 2002, le groupe interrompt sa tournée en décembre, pour se relever rapidement de ce que l’on considérait à l’époque comme un échec.

Dés janvier 2003, le groupe se remet au travail, sans producteur, pour retrouver ses racines. Oublier les expérimentations laborieuses et éprouvantes de \"Untouchables\" pour faire du KoRn, et rien d’autre. Voilà l’objectif de départ. Le groupe avance vite, et annonce que le sixième album comportera 10 titres et sortira fin 2003. En mars, Head fait un petit break et part aider ses potes Limp Bizkit sur une date à Wrestlemania, devant 55.000 spectateurs. Fin mai, "Did My Time" fait surface sur les ondes radio, parallèlement à la sortie de Tomb Raider II.

"Take a look in the Mirror" sort finalement en novembre 2003, et il nous propose 13 titres bruts, rageurs, sans compromis. Cette fois, l’album n’a pas atterri sur Internet avant sa sortie, mais le succès n’est pas pour autant au rendez-vous, loin de là. Comme pour tous les groupes de rock et de métal, les ventes sont faibles (KoRn n’atteint que la neuvième place des charts US). "Untouchables" n’était donc pas un échec en soi : c’est tout simplement que le public saturait, et que de moins en moins de kids étaient prêts à acheter des disques de néo-métal. Toutefois, "Take a look in the Mirror" ne peut que satisfaire les fans de la première heure : Jon’ Davis hurle comme jamais, la basse de Fieldy explose les enceintes, alors que Head et Munky balancent des riffs simplistes, certes, mais ultra-efficaces. Pour promouvoir cet album, KoRn renoue avec ses racines en accompagnant Limp Bizkit sur le Back 2 Basics Tour, une tournée de petites salles comme en 1998.

A l'automne 2004, le groupe achève son contrat avec Sony en sortant un best-of avec deux reprises inédites. Une fois encore, le succès est au rendez-vous, montrant si besoin était que KoRn est un des groupes de métal les plus importants de sa génération. Fort de ce succès, le groupe repart en studio avec le producteur Dallas Austin pour enregistrer un nouvel album plus expérimental "See You on the Other Side" qui sort à la fin 2005.

# Posté le lundi 06 mars 2006 08:44

MOTORHEAD

MOTORHEAD
Après avoir roulé sa bosse pendant une dizaine d'années, Lemmy Kilmister fonde le groupe hard rock anglais Motorhead en 1975 à Londres en Angleterre. Lui-même bassiste, il engage Larry Wallis à la guitare et Lucas Fox à la batterie. Le groupe enregistre son premier album en 1976 mais celui-ci est refusé par son label. Finalement, l'album Motorhead sort en 1977 sur un autre label. Le deuxième album Overkill sort en 1979 puis Bomber et Ace of spades qui se placent de plus en plus haut dans les charts britanniques. Ace of spades est le premier album de Motorhead à traverser l'Atlantique. En 1981, le groupe est au top et leur live No sleep 'til Hammersmith se classe numéro un des charts. L'album suivant Another perfect day (1983) est marqué par de nombreux changements de line-ups. Pendant deux ans, Lemmy collabore avec la chanteuse pop Samantha Fox. En 1986, Motrohead revient avec Orgasmotron puis Rock n' roll qui sont des succès. L'album March or die sort en 1991. Le groupe est viré de son label et décide de monter sa propre structure appelée Motorhead. Il signe en 1994 Bastards. Lemmy fait des apparitions dans des films de genre tels que Hellraiser 3 (horreur) et John Wayne Bobbit Uncut (porno). En 1997, Motorhead enregistre Stone dead forever puis un live Everything louder than everyone else et We Are Motorhead en 2000. 2 ans plus tard, Lemmy et sa bande signent Hammered. En 2004, Motorhead est de retour avec Inferno.

# Posté le lundi 06 mars 2006 08:49

SLIPKNOT

SLIPKNOT
Slipknot est formé à la fin de 1995 à DesMoines, en Iowa. Après quelques mouvements de personnel, le groupe se cimente autour de ses neuf membres (également nommés dans l’ordre de 0 à 8) Sid Wilson (DJ), Joey Jordison (batteur), Paul Grey (bassiste), Chrish Fehn (percussionniste), James Root (guitariste), Craig Jones (échantillonnage et programmation), Shawn « Clown » Crahan (percussionniste), Mick Thompson (guitariste) et Corey Taylor (chanteur).

La scène musicale de DesMoines n’étant pas la plus fébrile, les ambitions de grandeur de la formation sont initialement confrontées à l’incrédulité et au ridicule. C’est tout ce qu’il faut à Slipknot pour élaborer des concerts puissants, mais anonymes. Pour l’Halloween 1996, la formation lance de façon indépendante l’album « Mate. Feed. Kill. Repeat » qui contribue à créer de l’intérêt autour du groupe une fois acheminé chez plusieurs étiquettes. C’est finalement le label –ismist du Nebraska qui en décroche le contrat de distribution. Le disque est par la suite remarqué par Roadrunners Records qui décide d’offrir un contrat à Slipknot en 1997.

Le groupe commence donc à travailler en compagnie du réalisateur Ross Robinson sur un premier effort éponyme qui paraît en 1999. Étant continuellement sur la route, Slipknot commence à se construire un solide auditoire pour finalement se frayer un chemin jusque sur la tournée Ozzfest qui leur permet de toucher un public encore plus large. Leurs concerts commencent à faire jaser les fans de métal et l’énergie déployée par le groupe est telle que le batteur Crahan s’inflige de sérieuses coupures à la tête à deux reprises en se cognant sur sa batterie. Les pièces « Wait and Bleed » et « Spit It Out » tournent également à la radio, mais l’intérêt vient surtout de la scène et du bouche à oreille. « Slipknot » est finalement certifié platine au cours du printemps 2000, une première dans l’histoire de Roadrunner.

Les attentes sont élevées en ce qui concerne le second effort du groupe et de nombreux analystes du milieu s’attendent à le voir entrer directement au numéro un du palmarès des meilleures ventes. Mais devant faire face à beaucoup de compétition la semaine de sa sortie, « Iowa » atteint le troisième échelon quand il paraît en 2001.

Conservant ses bonnes habitudes, Slipknot retourne sur la route et au sein de la tournée Ozzfest, mais cette fois-ci, sur la scène principale. Par la suite, les membres de la formation prennent une pause et s’occupent à d’autres projets. Slipknot crée également sa propre étiquette, Maggot Recordings et signe le groupe Downthesun dont le chanteur était le technicien du batteur Crahan.

Wilson, quant à lui, commence à faire le DJ en solo sous le pseudonyme DJ Starscream alors que Root et Thompson se consacrent à des projets solo. Le batteur Jordison travaille de son côté avec le groupe the Rejects avec qui il a déjà été guitariste pendant une longue période. Pour ce qui est de Taylor, il lance le groupe Superego en plus de contribuer une chanson en solo à la bande originale de « Spider-Man » en 2002.

Toujours en 2002, Jordison s’associe au guitariste de Static-X, Tripp Eisen, pour créer les Murderdolls alors que Taylor reforme son ancien groupe, Stone Sour avec qui il lance un album éponyme. Au cours de l’hiver 2003, le groupe ne s’est toujours pas reformé et Taylor écrit un commentaire dans le site officiel de la formation qui laisse entendre que les membres ne sont pas parlés depuis plusieurs mois et que le prochain album sera le dernier.

Les membres de Slipknot se réunissent finalement au cours de l’année pour entreprendre le travail sur le troisième album. Les rumeurs qu’il s’agisse du dernier effort de la formation courent toujours (démentient quelques temps plus tard), ce qui n’empêche pas « Vol. 3: The Subliminal Verses » d’être lancé à la fin du mois de mai 2004.

# Posté le lundi 06 mars 2006 08:53